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Expressions Solidaires

N°40 - Avril 2009

* Edito : A la croisée des chemins ?
* Dossier central : Guadeloupe, Martinique, Guyane
* Trois questions à SUD Rail suite aux élections professionnelles à la SNCF
* G20, tout ça pour ça !

 

undefined - Un été chaud ?

- Grève chez PSA à Aulnay (93)

- Grève chez Inoplast à Flers (59)

- Grève chez Valeo à Amiens (80)

- Grève chez Lear Corporation (60)

- Chômage, inquiétude partout...

- Beaucoup d’Energie... pour la lutte !

- Bienvenue aux camarades qui nous rejoignent dans Solidaires Industrie

 

SUD EDS représentatif à EDS France
Elections CE/DP du 15/11/07
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SUD EDS-HP

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Syndicat SUD EDS France et A&O 

Union syndicale Solidaires

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Tél. 01 47 29 55 97

Délégué syndical central SUD EDS
Thierry TRICAUD 06.07.27.59.92

info@sudeds.com

Communiqués Solidaires

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Proches des salariés, radicaux, les SUD rompent avec les pratiques instituées du dialogue social et déstabilisent directions et syndicats. Ils pourraient gagner en audience.

Rendez-vous chez les SUD! Au lendemain du 19 mars mars, qui a vu près de 3 millions de personnes battre le pavé, les huit confédérations organisatrices ont fait le bilan… au QG de Solidaires, l’union fédérant les syndicats SUD.

La formation la plus petite, avec 90000 militants revendiqués, et la plus contestataire, qui prétend occuper l’espace laissé à gauche par une CGT réformiste. «His-to is-to-ri- -que », martelait un militant SUD (Solidaires, Unitaires, Démocratiques) qui buvait du petit-lait en imaginant les confédérations du «club des cinq » sonner à la porte, notamment la CFDT, qui s’ s’y était toujours refusée. De quoi mesurer le chemin parcouru depuis la création de SUD PTT, en 1988, par des dissidents cédétistes… Et s’autodélivrer un certificat de bonne représentativité.

>>> Lire l'article intégral sur WK-RH
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2 850 salariés d'IBM aux Etats-Unis auraient reçu leur lettre de licenciement.

Grand seigneur, le groupe leur propose des reclassements... dans les pays émergents (Inde, Russie, Chine, Argentine, Mexique, République Tchèque, Turquie, Niger ou Emirats Arabes Unis). Evidemment, ces reclassements se font aux conditions salariales locales.
Le syndicat Alliance@IBM évoque le chiffre énorme de 16 000 postes supprimés.

>>> Lire l'article complet sur LeMagIT
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LE MONDE | 19.01.09

De plus en plus de salariés et d'employeurs se séparent d'un commun accord en vertu d'une procédure nouvelle : la "rupture conventionnelle". Depuis son entrée en vigueur, au début de l'été dernier, jusqu'à la fin novembre 2008, elle a été utilisée près de 20 000 fois, soit dans environ 5 % du nombre total des "sorties" de contrats à durée indéterminée (CDI), d'après Xavier Bertrand, qui en a dressé un bilan succinct, le 13 janvier, deux jours avant de quitter sa fonction de ministre du travail.

Le dispositif est monté en puissance à une allure soutenue. En Meurthe-et-Moselle, par exemple, la direction départementale du travail (DDT) a reçu une demande de "rupture conventionnelle" en juillet 2008, 38 en septembre et 137 en décembre. Dans l'Isère, 323 dossiers ont été traités en décembre 2008, contre moins de 100 en septembre. "Nous nous attendons à des chiffres plus importants pour janvier", indique Pierre Mériaux, inspecteur du travail dans ce département et secrétaire national du Snutef-FSU.

La "rupture conventionnelle" est l'une des dispositions phares de l'accord national interprofessionnel (ANI) signé en janvier 2008 par l'ensemble des partenaires sociaux - sauf la CGT. Elle a été reprise et codifiée dans la loi du 25 juin 2008 "portant modernisation du marché du travail". Le patronat y était très attaché, car elle concrétise une idée chère à la présidente du Medef, Laurence Parisot : la "séparabilité", néologisme qui désigne la possibilité donnée à un employeur et à un salarié de rompre le contrat qui les lie sur la base d'une volonté commune.

Toutefois, la procédure instaurée par la loi de 2008 diffère du schéma initialement préconisé par Mme Parisot. Elle prévoit plusieurs mécanismes qui sont censés protéger l'intérêt des deux parties : contrôle des services déconcentrés de l'Etat, délai de rétractation, possibilité de saisir les prud'hommes, etc.

Quelles sont les entreprises qui y ont recours ? Difficile à dire, faute de données précises. Dans l'Isère, M. Mériaux a le sentiment que la rupture conventionnelle est plus souvent appliquée dans les petites sociétés que dans les grandes. En Meurthe-et-Moselle, le spectre est large, selon Christian Hallinger, directeur départemental adjoint du travail : des banques, des polycliniques, des entreprises de la métallurgie ont mis fin à des CDI grâce à ce dispositif. Il a également été utilisé chez France Télécom - à toute petite dose, selon la direction du groupe.

Présidente de l'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), Charlotte Duda a le sentiment que la "rupture conventionnelle" est lancée autant à l'initiative de l'employeur que de celle du salarié. Elle permet de rompre le contrat de travail dans la transparence et "de façon confortable pour les deux parties", ajoute-t-elle en se prévalant de "retours d'expériences" issus d'entreprises employant au moins 200 personnes. "Ça fonctionne bien", renchérit Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT. A ses yeux, le dispositif est susceptible "de se substituer à des pratiques "border line"", où l'on voyait des patrons remercier des salariés à la faveur de "départs négociés", moyennant de faibles indemnités. "Le système se met en place à un rythme raisonnable, sans qu'il y ait, globalement, de dérapages", résume Jean-Denis Combrexelle, responsable de la direction générale du travail.


"LES INÉGALITÉS SE PERPÉTUENT"

Mais cette appréciation ne fait pas l'unanimité. D'après Maurad Rabhi, de la CGT, "des entreprises mettent à profit la rupture conventionnelle pour contourner la procédure de licenciement économique". Ce faisant, "elles se soustraient aux obligations d'un plan de sauvegarde de l'emploi" (reclassements, etc.). Exemple : la société Loxam, qui loue du matériel pour le BTP et l'industrie. Face à "la dégradation de la conjoncture économique", elle s'est dite prête, en décembre 2008, à "examiner les demandes des salariés qui souhaiteraient (s'en aller) dans le cadre d'une rupture conventionnelle".

Lors de permanences qu'il assure pour la CFTC-Paris, Fréderic Berdeaux, juriste, s'est rendu compte, à plusieurs reprises, que des employeurs proposaient la "rupture conventionnelle" à des femmes qui s'apprêtaient à reprendre leur poste après "un congé maternité ou un congé parental d'éducation". "Ici et là, des pressions sont exercées sur des salariés pour qu'ils partent dans le cadre de ce dispositif", poursuit Karim Abed, inspecteur du travail dans le Languedoc-Roussillon et représentant CFDT au ministère du travail. M. Mériaux, lui, constate que certaines "inégalités se perpétuent" : les salariés les moins qualifiés ou les moins diplômés partent avec une indemnité correspondant au "minimum légal", tandis que d'autres parviennent à obtenir davantage. Mais, pour Didier Cauchois, du service juridique de la CFDT, le dispositif n'est pas responsable des déviances dans la mesure où elles lui préexistaient.

Bertrand Bissuel


LE MÉCANISME


PRINCIPE.
Distincte du licenciement et de la démission, la "rupture conventionnelle" ne peut être imposée par aucune des parties en présence. Elle s'applique uniquement aux salariés en CDI. Ceux-ci touchent une somme au moins égale à l'indemnité de licenciement et ont droit à l'assurance-chômage.

PROCÉDURE.
La direction départementale du travail "homologue" les "conventions" de rupture après diverses vérifications (notamment sur le consentement du salarié). En cas de litige, le conseil des prud'hommes peut être saisi dans les douze mois qui suivent l'homologation.


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Le site glassdoor.com vient de publier la liste 2008 des patrons les plus et les moins appréciés de leurs salariés. Cette liste est basée sur les commentaires apportés tout au long de l'année par les salariés de grandes entreprises.

En tête des plus appréciés, Art Levinson de Genetech (93 % d'appréciations positives), suivi de près par Steve Jobs, PDG d'Apple (90 %).

Parmi les moins appréciés, on trouve sans grande surprise Ron Rittenmeyer, PDG d'EDS jusqu'au 31 décembre, avec 65 % d'appréciations négatives et 12 % de positives. Il se classe ainsi à la 5ème place du "tableau d'horreur", précédé de
Steve Odland de Office Depot (80 % d'appréciations négatives), Anthony LaFetra de Rain Bird (75 %), Randy Falco d'AOL (68 %) et Greg Brown de Motorola (66 %).

Enfin un domaine où EDS se distingue !

Et Mark Hurd, PDG d'HP, dans tout ça ? Il est apprécié par 42 % des salariés s'étant exprimés.

Source : glassdoor.com
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Le 13 novembre 2008

PARIS (AFP) — De Nice à Saragosse (Espagne), en passant par Toulouse, les salariés européens de Hewlett Packard se sont mobilisés jeudi contre le plan social "financier" du groupe, qui table sur la suppression de 24.600 emplois dans le monde, dont 9.330 emplois en Europe et 580 en France.

Sur la plupart des sites Hewlett Packard, les salariés, souvent des ingénieurs ou commerciaux peu habitués des mouvements revendicatifs, se sont rassemblés pour dénoncer la "logique comptable" du groupe et une "délocalisation qui ne dit pas son nom", selon les slogans relevés par les correspondants de l'AFP sur place.

Les principaux rassemblements ont eu lieu à San Cugat (Espagne) (450 personnes), Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), au siège français du groupe (200 personnes selon la police, 400 selon les syndicats), et à Grenoble (450 personnes selon la direction et les syndicats).

"HP veut rentabiliser le rachat d'EDS (Electronic Data System) en supprimant 25% des effectifs d'EDS. D'un autre côté, ils annoncent des embauches dans les pays en développement. On ne comprend pas trop la stratégie, si ce n'est de délocaliser", a déclaré à l'AFP Jean-Louis Turlier, délégué CFTC du site EDS de Fussy (Cher).

Hewlett-Packard emploie près de 172.000 salariés dans le monde, 4.500 en France, EDS 139.100 dans le monde, et 2.050 en France.

Le groupe a annoncé un plan global de réduction des effectifs qui prévoit au total de supprimer 24.600 emplois dans le monde sur trois ans, dont près de la moitié aux Etats-Unis, et 9.330 en Europe.

Signe de l'inquiétude, sur le site de Sofia Antipolis (Alpes Maritimes) près de Nice, qui emploie au total 260 personnes dans l'ingéniérie logicielle, une centaine de personnes ont participé au rassemblement.

A Aix-les-Milles près de Marseille, où les agences HP et EDS sont voisines, une quarantaine de salariés se sont réunis autour d'un buffet. Au centre des craintes, les rumeurs de fermeture de l'agence aixoise de HP, et des salariés renvoyés au télétravail.

A Toulouse, où l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFTC a recensé 60% de grévistes parmi les 123 salariés, une assemblée générale a été organisée. "Il n'y a aucune justification, sinon purement financière, au plan social annoncé", a déclaré à l'AFP Michel Soumet, délégué CGT. "On décide d'abord de supprimer 24.600 emplois dans le monde, et on cherche après où les enlever, c'est la +Fordisation à l'envers+", a-t-il dit.

"Dans nos deux entreprises, composées à 90% de cols blancs, il n'y a jamais eu beaucoup de mouvements (sociaux) jusque là", a noté un salarié, qui travaille depuis 26 ans pour HP.

A l'étranger, la mobilisation a été "massive" en Espagne, où EDS emploie environ 2.500 personnes, selon Alexandre Samaranch, responsable du syndicat CCO pour EDS en Catalogne.

Environ 75% des quelques 600 salariés du centre de San Cugat (Catalogne) sont descendus dans la rue, et presque 90% des quelques 300 employés du centre de Saragosse.

En Scandinavie, où le groupe emploie 3.600 personnes (dont 1.320 en Suède), aucun rassemblement n'a eu lieu. Le syndicat Unionen a estimé que le plan de réduction d'effectifs toucherait environ 400 personnes (300 en Suède, une quarantaine au Danemark, et environ 55 en Norvège).

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Intersyndicale HP - EDS

CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, CGT-FO, SUD


Communiqué

Action européenne des salariés HP et EDS le 13 novembre


Issy-les-Moulineaux, le 10 novembre 2008 - Les salariés européens du groupe HP (Hewlett-Packard et Electronic data systems) sont appelés à l'action le jeudi 13 novembre, à l'appel de l'ensemble de leurs organisations syndicales, contre le projet de suppression de 9 330 emplois en Europe.

Avec 22 milliards de dollars de profits accumulés sur les trois derniers exercices, le groupe HP n'est certes pas dans le rouge !  Mais après le rachat cet été du groupe EDS pour 12,9 Mds$, HP restructure, et souhaite se débarrasser des activités qui ne l'intéressent pas.

Sont ainsi concernées les activités concernant les services applicatifs et celles de gestion d'infrastructures sur sites clients, à quoi s'ajouteraient des coupes sombres dans les services centraux (RH, finances, etc).

Les annonces pour l'ensemble HP-EDS sont de 24 600 emplois supprimés dans le monde, 9 330 en Europe, 580 en France. Pour EDS, c'est un emploi sur quatre qui pourrait ainsi disparaître. Dans le même temps, HP s'apprête à créer près de 10 000 emplois hors Europe, dans les pays à « bas coûts ».

Au-delà de cette destruction nette d'emplois, la tentation est grande de niveler par le bas les conditions d'emplois dans l'ensemble du groupe à l'issue de la fusion.

Il s'agit bien là de ce qu'il est maintenant convenu d'appeler des « licenciements boursiers » destinés à dégager toujours plus de profits pour les actionnaires de la multinationale. Pas de quoi améliorer l'image de marque d'une société grand public comme HP à quelques semaines de Noël !

L'intersyndicale HP-EDS juge que le rachat d'EDS par HP a été fait en toute connaissance de cause. Si les activités doivent évoluer, ils appellent la direction du groupe à relever le défi consistant à faire évoluer les deux sociétés et l'ensemble de leur personnel, sans faire payer aux employés le coût de ce changement sous forme de destruction d'emplois, de pertes d'avantages sociaux et de fermetures de sites.

Contacts

CFDT :        06 74 98 56 38                                      CFE-CGC :   06 86 32 53 08

CFTC :        06 75 77 43 68                                      CGT :          06 80 61 88 83

CGT-FO :     06 72 99 22 90                                      SUD :          06 82 89 37 42

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Avec le rachat d'EDS, HP devient numéro deux des services et se présente comme un concurrent d'IBM. Comme percevez ce nouvel acteur ?

D.-C. : D'abord ce n'est pas un nouvel acteur. EDS est présent sur le marché depuis bien longtemps et son rachat par HP ne change pas grand chose. Sachant que HP/EDS n'est présent que sur l'activité GTS, mais pas sur GBS. Ensuite j'observe cette fusion avec beaucoup attention et, pour être franc, je ne vois pas, comment cette association peut réussir. Une entreprise de services c'est avant tout des hommes et des compétences. Or ce qui est publié c'est que l'essentiel des compétences d'EDS vont être supprimées avec la restructuration en cours. J'ai lu qu'on parlait de 500 personnes en France sur les 2000 que compte EDS.

HP (désormais avec EDS) est  un acteur que je respecte en tant que concurrent. Mais là encore, je ne comprends comment il est possible de couvrir un portefeuille de solutions aussi large allant de produits très grand public à des solutions orientées exclusivement entreprise. De posséder autant de business models. Dans les appels d'offre en services, nous ne rencontrons pas EDS très souvent en France, hormis sur les affaires remises en concurrence et sur lesquelles il est déjà présent.

EDS a été une entreprise fantastique, mais qui a été fragilisé suite à de mauvais contrats comme celui avec l'US Navy et pour lequel il a perdu de l'argent et à des problèmes de management. Je crois qu'HP a racheté une entreprise fragilisée.

Autre différence entre IBM et HP, nous étions déjà largement présents sur les services lorsque nous avons racheté l'activité conseil de PriceWaterHouseCoopers Consulting ce qui n'était pas le cas d'HP dont la présence dans les services était très réduite avant le rachat d'EDS. Les services constituent une activité extrêmement exigeante . Depuis 15 ans qu'IBM est dans ce business, nous comptons à ce jour 175 000 spécialistes des services dans 170 pays.
Pour nous, nous ne souhaitons pas entrer dans la course au chiffre d'affaires, mais bien de nous concentrer sur la valeur ajoutée et sur les marges. Et pour cela, nous investissons massivement en Recherche et Développement avec 300 chercheurs uniquement dédiés au monde de l'entreprise. On notera que le nombre de brevets d'IBM dans les domaines du logiciel et des services a augmenté de 20% depuis 2003.


Propos recueillis par Guy Hervier pour ITR Manager - 24 octobre 2008

http://www.itrmanager.com/articles/83420/daniel-chaffraix-president-ibm-france-br-temps-difficiles-constituent-autant-opportunites.html
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Le conseil des Prud'hommes de Vienne (Isère) a condamné la société américaine à verser la somme de 8.000 euros à chacun des 292 plaignants dont le licenciement a été jugé abusif.

La société américaine Hewlett-Packard a été condamné mardi 30 septembre par le conseil des Prud'hommes de Vienne (Isère) à payer plus de 2,3 millions d'euros à 292 ex-salariés de son site de l'Isle-d'Abeau pour licenciement abusif.
Dans son délibéré, le conseil des Prud'hommes de Vienne a condamné "la société Hewlett-Packard à verser la somme de 7.000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral subi et celle de 1.000 euros en application de l'article 700 du code de procédure civile" à chacun des 292 plaignants.
Il a jugé en revanche "qu'aucune collusion frauduleuse avec la société cessionnaire n'a été démontrée et en conséquence met hors de cause la société Sanmina Sci France EMS".

Cession "frauduleuse" du site

Une moyenne de 30.000 euros de dommages et intérêts avait été réclamée par 320 anciens salariés du site isérois du géant américain de l'informatique, repris en juin 2002 par la société Sanmina avant que cette dernière ne ferme l'usine de fabrication en 2005.
Lors de l'audience en octobre 2007, Me Jacques Grisnir, l'un des avocats des plaignants, qui avaient attaqué les deux entreprises, avait dénoncé dans sa plaidoirie une cession "frauduleuse" du site de l'Isle-d'Abeau d' Hewlett-Packard à Sanmina, qui avait conduit au transfert de 517 salariés, en majorité des ouvriers de fabrication.
Le conseil des prud'hommes de Vienne s'est en revanche "déclaré incompétent pour juger du litige" concernant 22 anciens salariés "protégés" (représentants du personnel, conseillers prud'hommaux...), et "renvoie les parties à mieux se pourvoir au fond".
Les demandes de six ex-salariés, qui avaient accepté un plan de départ en retraite anticipée, ont été jugées "irrecevables", le conseil des prud'hommes constatant "la rupture amiable et d'un commun accord du contrat de travail".

Article paru dans Le Nouvel Observateur du 30 septembre 2008
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Les salariés italiens d'EDS n'ont pas été longs à réagir aux annonces de suppressions d'emplois dans le groupe HP-EDS. Le 22 septembre, la grève était suivie par 90 % des 2 000 travailleurs d'EDS sous convention Métallurgie.

Une manifestation nationale a rassemblé plus de 1 000 personnes à Rome.

Pour Canio Calitri, coordinateur national du syndicat FIOM-CGIL du groupe EDS, ces actions ont été organisées " pour défendre l'emploi contre les suppressions de postes annoncées par Hewlett-Packard après l'aquisition d'Eds, et pour protester contre la dénonciation des accords d'entreprise communiquée le mois passé par le management d'EDS Italie."

La grève et la manifestation ont obtenu un premier résultat : une délégation des grévistes a été reçue au ministère de l'Economie qui a fixé, pour le 6 octobre, une rencontre avec la direction de l'entreprise.

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LIBERATION - 06/06/08

«Nous refusons un reformatage du champ syndical par le haut»
Annick Coupé, déléguée générale du syndicat Solidaires.

Recueilli par FRANÇOIS WENZ-DUMAS

 

Dernier né des confédérations syndicales, Solidaire a été crée en 2002. Elle revendique 90 000 adhérents (60 000 selon plusieurs estimations). Bien implantée à la Poste (SUD-PTT), à la SNCF (SUD-rail), aux impôts (Snui) ou dans la presse (SNJ), Solidaires a tenu cette semaine son congrès national à Saint-Jean-de-Monts (Vendée). Réélue hier déléguée générale, Annick Coupé revient sur la recomposition syndicale en cours.


Comment se positionne Solidaires dans le paysage syndical actuel ?

Solidaires s’inscrit dans un syndicalisme de lutte et de transformation sociale. Il s’agit de défendre les intérêts immédiats et concrets des travailleurs, tout en intervenant sur les grandes questions de société : service public, droits des immigrés, environnement. Nous réfléchissons aussi à l’idée de constituer une force syndicale moins institutionnalisée, moins hiérarchisée, à des formes nouvelles d’auto-organisation des salariés.

Le 10 juin avec les fonctionnaires et les cheminots, le 17 juin sur les retraites et les 35 heures : Solidaires est de toutes les manifs, quels que soient les organisateurs…

Cela n’a rien de surprenant quand on mesure la volonté de destruction sociale qui anime le pouvoir actuel. Avec la révision générale des politiques publiques, c’est le service public qui est en cause. Quant au 17 juin, la décision s’est prise sans nous, lors d’une réunion des cinq confédérations dites représentatives. La CGT et la CFDT, qui appellent à cette mobilisation, ont leur part de responsabilité, avec la «position commune» qu’elles ont signée. Mais puisque nous nous opposons aussi au démantèlement des 35 heures et au passage à 41 annuités pour les retraites, il n’y a aucune raison de ne pas nous joindre au mouvement.

Vous êtes contre la position commune, mais vous signez l’accord sur le dialogue social dans la fonction publique. Des alliances à géométrie variable ?

C’est le contenu des accords qui nous intéresse. Nous avons signé le relevé de conclusion sur le dialogue social dans la fonction publique après un vote favorable des deux tiers de nos syndicats concernés. Il abroge la loi Perben, qui donnait une présomption de représentativité aux syndicats déjà en place. Désormais, c’est le résultat aux élections qui va fonder la représentativité. Autre avancée importante: les agents non-titulaires voteront, et pas seulement ceux qui ont le statut de fonctionnaires. Au total, cela représente 750 000 salariés non-titulaires de l’Etat et de collectivités qui n’étaient pas représentés dans les instances. Que nous signions, avec la FSU, l’Unsa, la CGT ou la CFDT, un accord dans la fonction publique et que nous appelions à manifester le 17 juin ne nous empêche pas d’avoir des désaccords. La «position commune» sur la représentativité dans le privé est à l’opposé de la philosophie de l’accord dans la fonction publique. Ce ne sont pas des alliances à géométrie variable. Nous ne cherchons pas d’alliance. Nous nous intéressons aux questions posées, comme les retraites ou les 35 heures, pas à la défense des intérêts de boutiques.

L’union Solidaires va-t-elle rester à l’écart de la recomposition syndicale engagée ?

Personne ne peut se satisfaire du morcellement actuel. Mais nous refusons un reformatage du champ syndical par le haut, pour le plus grand profit des deux principales confédérations. Nous sommes prêts à entrer dans ce débat, mais en partant du niveau local, celui des pratiques syndicales des uns et des autres. Les élections prud’homales de décembre prochain devraient montrer les progrès accomplis par Solidaires. Nous serons présents dans 70 % des sections contre 30 % en 2002.

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