La
direction d'EDS souhaiterait signer un « accord sur les différents modes de travail atypique » afin de posséder tous les outils pour répondre largement aux demandes des clients.Dans un seul et même document sont donc énumérés et décrits le travail posté en semi-continu (3x8 sur 5 jours ou 3x8 sur 4 jours), le travail en discontinu hors week-end (2x8 sur 5 jours), le travail en horaire décalé, le travail habituel du samedi, le travail en équipe de suppléance du week-end (2 jours ou 3 jours), les astreintes ... de quoi apparemment répondre à tous les besoins.
Eh bien non, cela ne suffit pas à satisfaire la demande du marché qui veut la cerise sur le gâteau, le travail en continu 3x8 7j/7, le top, la disponibilité totale, toute la journée y compris la nuit et toute la semaine y compris le week-end !
Vive l'aventure ! Plus aucun rythme de sommeil, plus d'équilibre alimentaire, plus de repère dans la semaine, plus de vie familiale, une vie entièrement dédiée au planning.
Planning dont la direction n'a jamais réussi à fournir le moindre exemple tenant compte de toutes les contraintes définies, y compris celle du nombre minimum de collaborateurs requis pour tenir le roulement et les absences (congés, RTT, maladie, formation...).
En conséquence, SUD refuse de signer un accord incluant une telle organisation de travail, qui sous prétexte de répondre aux besoins du marché et de légaliser des situations déjà existantes, ne fait qu'ouvrir la porte à une banalisation de la disponibilité totale du salarié pour son entreprise.




