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Expressions Solidaires

N°40 - Avril 2009

* Edito : A la croisée des chemins ?
* Dossier central : Guadeloupe, Martinique, Guyane
* Trois questions à SUD Rail suite aux élections professionnelles à la SNCF
* G20, tout ça pour ça !

 

undefined - Un été chaud ?

- Grève chez PSA à Aulnay (93)

- Grève chez Inoplast à Flers (59)

- Grève chez Valeo à Amiens (80)

- Grève chez Lear Corporation (60)

- Chômage, inquiétude partout...

- Beaucoup d’Energie... pour la lutte !

- Bienvenue aux camarades qui nous rejoignent dans Solidaires Industrie

 

SUD EDS représentatif à EDS France
Elections CE/DP du 15/11/07
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Union syndicale Solidaires

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Délégué syndical central SUD EDS
Thierry TRICAUD 06.07.27.59.92

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Communiqués Solidaires

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Dopé par le climat social, Sud bouleverse le paysage syndical, et déborde largement ses bastions traditionnels. Au grand dam de la CGT.

Les « irresponsables » vont bien, merci. Depuis que Sarkozy les a ainsi livrés à la vindicte populaire, au lendemain du blocage de la gare Saint-Lazare, en janvier, les « Solidaires », regroupant les différents Sud, ne se sont jamais aussi bien portés. Au point que la CGT, par la voix de Bernard Thibault, s’est émue de cette « dénonciation promotion » de son ennemi naturel. Il faut dire que dans un paysage syndical plutôt morose, qui peine à endiguer la grogne sociale, les Sud ont plutôt le vent en poupe.

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© (DR)

Nul doute que la journée d’aujourd’hui sera donc l’occasion pour le syndicat contestataire, 90 000 adhérents, de montrer ses muscles naissants. Dernière victoire en date : la direction de la Poste qui avait attaqué le syndicat pour « abus du droit de grève et entrave à la liberté de travail » après l’occupation du centre de tri de Nanterre, a été déboutée. De quoi galvaniser des troupes plus adeptes des actions sur le terrain que des séances de palabres à l’Élysée. « La crise actuelle vient, malheureusement, conforter le diagnostic que nous portons depuis des années sur le capitalisme », avance la porte-parole de « Solidaires », Annick Coupé, pour expliquer ce vent favorable. Les élections professionnelles à la SNCF prévues le 23 mars prochain devraient être un bon indicateur de cette nouvelle dynamique.

Le syndicat qui fait des petits

Longtemps confiné au secteur public – « Solidaires » compte ses plus gros bataillons à la SNCF, la Poste et dans l’Éducation nationale – le syndicat gagne aujourd’hui du terrain dans le privé. Désormais bien présent dans le secteur automobile, la chimie, la pharmacie mais aussi dans des entreprises comme la Redoute, la Fnac ou le BHV, le syndicat a, depuis sa création, à la fin des années 80, réussi à élargir sa base. « C’est le fruit d’une stratégie entamée il y a quatre ans » au moment de la réforme des retraites », explique Jean-Michel Denis, sociologue au Centre d’étude et de l’emploi.

Une stratégie plutôt réussie puisqu’aux dernières élections prudhommales – où ne votent que les salariés du privé – « Solidaires » a pratiquement triplé son audience, passant, il est vrai d’un ridicule 1,5% à 3,8%. Mais la tendance est là. La radicalité et la proximité avec le terrain mais aussi un discours global proche du NPA (Besancenot étant d’ailleurs adhérant de Sud PTT) offrent aux jeunes salariés, notamment aux précaires, une image plus séduisante du syndicalisme que celles des vieilles centrales.

« C’est sûr que le flirt poussé de Thibault avec Sarkozy avec des grenelles et des sommets sociaux en veux-tu en voilà n’arrange pas nos affaires », admet un responsable de la CGT en rupture avec la ligne trop réformiste à son goût initiée par la confédération. « La croissance de Sud est un leurre monté de toute pièce par Sarkozy ! », s’agace un membre de la CGT. « C’est évidemment plus facile d’avoir un ennemi à 4-5% qu’à 30% comme la CGT ». À voir.

La réforme de la représentativité syndicale va, en tout cas, permettre au syndicat d’exister enfin dans certaines branches. Et la politique actuelle du gouvernement a de toutes façons obligé tout ce petit monde à mettre un mouchoir sur leur détestations réciproques pour présenter un front commun.

Signe que les temps changent : l’intersyndicale – dont « Solidaires » a longtemps été tenu à l’écart, par la CFDT et la CGT entre autres, se réunira pour tirer les conclusions de la journée de mobilisation, demain dans les locaux de Solidaires. « Un pur hasard », assure leur porte-parole.

Pavé | jeudi, 19 mars 2009 | par Lucie Delaporte

http://www.bakchich.info/Le-syndicat-Sud-ne-connait-pas-la.html

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La participation aux élections prud’homales a encore baissé cette année. La faute aux salariés qui se désintéressent de l’affaire ? Sans doute. Mais « l’offre syndicale » n’est peut-être pas très alléchante…

Comme toujours, il y a des perdants et des gagnants. La CFDT est le premier perdant, (300 000 voix en moins par rapport à 2002, soit – 3,4 %). FO et CFTC perdent dans une moindre mesure.

Côté gagnants, la CGC (+ 1,2 %) reprend à la CFDT la 1ère place dans l’encadrement. La CGT perd 94 000 voix mais gagne 1,8 %, l’UNSA gagne 1,3 %.

  2002 2008
CGT 32,13 33,9
CFDT 25,23 21,91
FO 18,28 15,96
CFTC 9,65 8,74
CFE-CGC 7,01 8,3
UNSA 4,99 6,3
Solidaires 1,51 3,87
Autres 1,19 1,04

La plus forte progression se trouve chez Solidaires (dont fait partie notre syndicat SUD) avec un gain de 98 000 voix, soit 2,3 % de plus. Avec un résultat certes encore modeste (3,8 %), notre jeune Union syndicale s’affirme un peu plus au niveau national.

Nos meilleurs résultats viennent des bureaux où votaient des salariés côtoyant nos syndicats. Ainsi sur EDS Nanterre (bureau dédié), les résultats dont les suivants :

  2002
CGT 12,83
CFDT 30,21
FO 2,41
CFTC 6,15
CFE-CGC 33,42
UNSA 3,74
Solidaires 11,23
Autres 0

Merci à toutes et tous !

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UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
COMMUNIQUE


Paris, le 4 décembre 2008 à 2h

Avec un résultat de près de 4% au niveau national lors des élections prud’homales qui ont eu lieu ce jour (contre 1,51 % en 2002), l’Union syndicale Solidaires confirme son implantation et son développement dans le privé.

Le taux de participation pour ces élections est resté très faible alors que le vote par correspondance était généralisé et que le vote électronique était expérimenté sur Paris. De nombreuses difficultés « techniques » (carte d’électeur non parvenue, non inscription sur les listes électorales...) ont empêché des salarié-e-s de voter.

Les résultats marquent clairement que le syndicalisme qui progresse le plus est celui qui se situe sur le terrain des luttes et qui a donc la responsabilité de proposer et de mettre en oeuvre rapidement des mobilisations unitaires pour répondre aux attaques anti-sociales du patronat et du gouvernement. Malgré son exclusion du financement de la campagne par le Ministère du Travail, (4,2 millions d’euros répartis entre toutes les autres organisations), l’Union syndicale Solidaires a présenté 596 listes, soit près de 7000 candidats couvrant plus de 75% du corps électoral. .

Les résultats de Solidaires montrent qu’il y a bien une place , dans le privé comme dans le public pour un syndicalisme de lutte et de proximité , un syndicalisme qui défend sans concession les intérêts des salarié-e-s, des chômeurs et chômeuses et des précaires, mais aussi un syndicalisme engagé dans des combats sociaux plus globaux contre le libéralisme et pour la transformation sociale.

L’Union syndicale Solidaires remercie toutes celles et tous ceux qui ont fait le choix de ce syndicalisme en votant pour ces listes. Elle engage toutes ses militantes et tous ces militants à poursuivre le développement de Solidaires notamment dans le privé et à rechercher l’unité la plus large pour construire une riposte à la hauteur de l’offensive libérale actuelle.

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La pensée unique de Sarkozy

UNION SYNDICALE DE SOLIDAIRES

Communiqué
30 novembre 2007

L’intervention du président de la République se déroulait dans un contexte bien particulier marqué par de forts mouvements sociaux, la persistance d’un mouvement de la jeunesse et des affrontements inquiétants en banlieue parisienne.
 
Le président de la République a tenté d’abord d’esquiver la question sociale en centrant une partie importante de son intervention sur les questions de sécurité. Si on ne peut que condamner les tirs contre les personnels de police, son refus d’admettre la réalité des problèmes sociaux dans certains quartiers apparaît comme la volonté de s’en remettre à l’intervention policière pour étouffer le sentiment de révolte et de laisser pour compte des habitants.
 
Il est significatif que Nicolas Sarkozy n’ait pas eu un mot de compassion pour le jeune lycéen gravement blessé à Nantes par la police.
 
Les annonces sur le pouvoir d’achat font fi de toute possibilité d’un meilleur partage de la richesse produite. Alors que la productivité du travail a augmenté de plus de 50 % en 20 ans, le président de la République refuse tout partage des gains de productivité et continue de ressortir la rengaine du « travailler plus pour gagner plus ». Il n’envisage même pas le fait que les salaires puissent augmenter alors même que les profits des entreprises sont au plus haut.
 
Le fait que les conditions de travail se détériorent, que la souffrance au travail s’accroît de façon inquiétante, que de nouvelles pathologies apparaissent, n’a pas l’air de l’effleurer. Il s’agit fondamentalement de permettre aux entreprises de faire travailler plus leurs salariés en fonction des nécessités du carnet de commande. Une telle logique va manifestement contre l’emploi, la baisse du chômage actuelle s’expliquant essentiellement par les évolutions démographiques.
 
Seule annonce positive, la limitation du dépôt de garantie à un mois de loyer. L’indexation future des loyers sur l’indice des prix ne résoudra cependant en rien le montant exorbitant des loyers payés aujourd’hui par les ménages. L’insuffisance de logements sociaux permet de maintenir la rareté des logements et la pression sur les prix.
 
Le président de la République a annoncé l’organisation d’un « conférence sociale » à la mi-décembre sur l’agenda social 2008 et en a d’emblée fixé les résultats. Il a confirmé son intention d’une remise en cause globale des droits des salariés. Dans cette situation, il s’agit pour l’Union syndicale Solidaires de créer les conditions d’une mobilisation unitaire des salariés, seul moyen de peser sur les choix du gouvernement et d’empêcher les reculs sociaux programmés.
 
 
le vendredi 30 novembre 2007
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