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Expressions Solidaires

N°40 - Avril 2009

* Edito : A la croisée des chemins ?
* Dossier central : Guadeloupe, Martinique, Guyane
* Trois questions à SUD Rail suite aux élections professionnelles à la SNCF
* G20, tout ça pour ça !

 

undefined - Un été chaud ?

- Grève chez PSA à Aulnay (93)

- Grève chez Inoplast à Flers (59)

- Grève chez Valeo à Amiens (80)

- Grève chez Lear Corporation (60)

- Chômage, inquiétude partout...

- Beaucoup d’Energie... pour la lutte !

- Bienvenue aux camarades qui nous rejoignent dans Solidaires Industrie

 

SUD EDS représentatif à EDS France
Elections CE/DP du 15/11/07
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Délégué syndical central SUD EDS
Thierry TRICAUD 06.07.27.59.92

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Communiqués Solidaires

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Parallèlement à la cession de 530 salariés d'EDS France à Effitic, ce sont 68 salariés qui ont été cédés à la société SIS. Cette dernière opération concerne l'activité autour du logiciel Artemis (gestion d'alerte pour les pompiers), basée à Aix-en-Provence, et l'activité Services du même site. Le CE EDS France a voté le 14 mai une motion exprimant son avis sur cette cession.

Extraits :


« La direction d'EDS France a consulté le Comité d'entreprise sur un projet de cession des entités D3SP Artemis et Aix Services au cours de trois réunions tenues les 1er, 15 et 22 avril. A l'issue de la troisième réunion, le CE a considéré qu'il n'était pas en mesure de rendre un avis, dans l'attente de certaines réponses. Au contraire, la direction a considéré que le CE, par son absence d'avis, avait rendu un avis négatif. Tout en persistant à considérer que cette consultation n'a pas été menée à son terme, et en tenant compte des informations en sa possession, le CE tient à exprimer son appréciation de cette cession devenue effective le 6 mai 2009.

 

Les entités comprises dans ce projet regroupent 68 salariés dans deux activités : le département D3SP (développement, intégration, commercialisation, installation et maintenance d'un système de gestion de l'alerte pour les Services départementaux d'incendie et de secours) et Aix Services (développement au forfait et assistance technique pour des clients locaux et nationaux). Les salariés de l'activité D3SP sont affectés pour la plupart sur le site d'Aix-en-Provence. »

(...)

Pour justifier son projet de cession, EDS a indiqué aux représentants du personnel que ces activités perdaient de l'argent, et allaient continuer à en perdre en 2009.

« Le CE a indiqué que ces prévisions qui ne reposent sur aucun évènement crédible et/ou circonstancié ne lui paraissaient pas crédibles.

 

En effet, les salariés d'Aix, pour la plupart anciens, savent par les chiffres en leur possession que le chiffre d'affaires du site provient à 90 % de l'activité D3SP. Cette activité a la particularité de réaliser l'essentiel de son revenu sur une période allant de six mois à deux ans suivant la signature d'un contrat. Or, sur les vingt-quatre derniers mois, EDS n'a gagné qu'une nouvelle affaire portant sur le renouvellement d'un système dans son ensemble. Sur la période de 2000 à 2006, le rythme était de l'ordre de trois nouvelles affaires par an.

 

Le CE rappelle que ces difficultés sont essentiellement dues à des erreurs de gestion du management local sur lesquelles il a maintes fois alerté la direction d'EDS France depuis deux ans : focalisation sur un hypothétique développement à l'export, détournant des ressources des tâches en cours ; doublement des frais de personnel entre 2006 et 2008, sans qu'il corresponde à un doublement des ressources ; perte de compétences par l'externalisation de la plupart des développements et la quasi absence de formation pour les salariés de D3SP ; choix techniques discutables entraînant de nombreuses difficultés et des retards dans le déploiement des dernières versions ; méthodes de management brutales, autoritaires et dévalorisantes. »

(...)

EDS souhaite céder ces activités à la société SIS, à l'effectif de 60 personnes.


Le CE s'interroge ensuite sur l'avenir de l'activité et des salariés concernés : quel plan-produit pour Artemis ? ; (...) « pourquoi EDS ne veut-elle pas communiquer les conditions de la cession d'Aix à la SIS, alors qu'elle l'a fait pour EDS Consulting services, la cession de Tours ITO à ECS, et la cession d'Apps à Effitic ?

(...)

Par ailleurs, il n'est pas concevable que l'activité Aix Services puisse se retrouver dans le périmètre de la cession à la SIS : l'activité n'a rien à voir avec celle de cette société, et les déclarations du président de la SIS devant le CE laissent prévoir de rapides suppressions de postes. (...)

 

Aix-Services a une activité de SSII généraliste : conseil, intégration, développement de projets au forfait, maintenance et assistance technique. Elle travaille dans les domaines de la gestion et du temps réel. Ses savoir-faire ne correspondent pas au métier de SIS qui est spécialisée dans l'édition de logiciels pour des secteurs de niche.

 (...) 

Que vont être les investissements pour le développement de cette division en termes de recrutement, formation, ... ? Comment va-t-elle s'adresser au marché sans les références d'un grand groupe ni la synergie inter agences indispensables aux métiers du service ? Quelles seront ses capacités à vendre, produire, garder ses clients ?

 

Après avoir décidé il y a plusieurs mois du blocage de l'embauche à Aix-Services et laissé l'effectif se réduire à dix personnes dirigées depuis Lyon, EDS se débarrasse de cette entité sans chercher de solution pérenne.

 

L'avenir de cette division est incertain et les salariés se montrent très inquiets, d'autant qu'en cas de licenciement économique ils n'auront même pas droit à l'accompagnement matériel et financier prévu dans les derniers PSE d'EDS.

 

Suite aux inquiétudes développées et argumentées par les représentants du personnel lors de la réunion du Comité d'entreprise du 22 avril dernier, la direction d'EDS France a refusé d'envisager la moindre garantie d'emploi pour les salariés transférés à la SIS, ni même un engagement sur les conditions qui pourraient être proposées à des salariés victimes de licenciement économique dans les mois suivant leur transfert à la SIS.

 

Ce refus a été réitéré le 4 mai devant une délégation des salariés aixois reçue à Nanterre.

 

Dans ces conditions, le CE est en droit de se demander si ce transfert d'activités ne constitue pas pour EDS un dégraissage déguisé, compte tenu des suppressions d'emploi auxquelles on peut s'attendre dans un avenir proche.

 

EDS a été largement informé de cette réalité et des risques encourus. Il est donc évident qu'elle acceptera aussi d'en assumer la responsabilité. »

Le 14 mai 2009

 

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Le Comité d'entreprise EDS France a rendu son avis sur le projet de cession de la plus grosse partie des activités applicatives d'EDS. Il met en avant la responsabilité d'EDS dans la situation présente ; il considère qu'aucune justification sérieuse n'est apportée et que la solution retenue est arbitraire et va générer de nouveaux problèmes.

Extraits :

« La lourde responsabilité d'EDS
Depuis 20 ans, EDS ne s'est jamais tenue à une stratégie constante dans le domaine applicatif : rachats suivis de reventes, politique commerciale incohérente, évolution en dents de scie des effectifs, acceptation ou refus du sous-emploi selon les époques, PSE, ...
C'est ainsi qu'APPS se retrouve avec des entités à l'abandon et une situation régulièrement déficitaire. Pour tenter d'équilibrer les comptes, la formation a régulièrement servi de variable d'ajustement comme s'il s'agissait d'une charge alors que c'est la base du développement dans les métiers d'EDS.
EDS n'a pas assumé ses responsabilités d'industriel.
EDS fait maintenant le choix de céder une partie de cette activité et se débarrasse de salariés usés par ces revirements constants de stratégies et fragilisés par un manque chronique de formation et, pour certains, un sous emploi trop fréquent.
EDS devra assurer l'entière responsabilité des conséquences qui pourraient en résulter pour les salariés, qu'ils soient cédés ou non. »

(...)
L'avis réfute une à une les tentatives de justifications fournies par la direction.
On parle de « résultats insuffisants » alors qu'ils sont supérieurs à ceux de la partie des services applicatifs qui reste au sein d'EDS.
On parle d'une « activité non maîtrisée » alors que des solutions, proposées depuis des années par le CE, n'ont jamais été mises en oeuvre.
On parle d'une « activité non stratégique », alors que les activités applicatives conservées par EDS ne répondent pas mieux au « modèle EDS ».
Toute solution alternative permettant à EDS de ne pas perdre 45M€ de chiffre d'affaires, présentement vendus à perte, est écartée sous ce seul motif : « HP ne souhaite pas assurer cette activité qui n'entre pas dans son modèle. »
(...)
« La responsabilité de la direction d'EDS est donc clairement engagée, même si ses membres actuels la rejettent. »
(...)

« Une ''solution'' arbitraire et qui génère de nouveaux problèmes
Le CE constate que la direction énonce son problème en amenant une solution unique. Elle écarte les propositions alternatives des élus en arguant du libellé de l'ordre du jour qui est basé sur cette unique solution.
Or cette solution ne résout pas la question de l'avenir des salariés APPS conservés par EDS.
Elle fait peser un risque important sur les salariés transférés, car Effitic* avec ce périmètre sera une entreprise de petite taille dans son domaine, sans notoriété, sur un marché qui subit actuellement une crise économique.
Elle porte en germe la question du devenir des fonctions support (paie, RH, comptabilité...) dont un tiers de la charge pourrait disparaître. »

(...)
Le CE s'interroge également sur l'avenir des activités applicatives demeurant au sein d'EDS, avec leurs 267 salariés : taille trop petite pour le fameux « modèle EDS-HP », trop grosse au vu de la volonté du groupe de délocaliser à outrance les futurs contrats (que deviendront ces 267 salarié-e-s ?). Surtout dans la perspective des 580 suppressions d'emplois annoncées par HP...

« Cession à Effitic*
Le projet de la direction amalgame des entités de valeur diverse. L'ensemble ne constitue pas une entreprise homogène. Le CE constate que le périmètre défini n'a d'identité que du fait que EDS n'en veut plus. EDS accepte en contrepartie de verser de l'argent au repreneur, ce qui ne suffit pas à donner les meilleures chances de survie à Effitic, et donc d'emploi pour les salariés dont EDS se débarrasse.
Pour ceux-ci, ayant pesé le pour et le contre, cette solution paraît pourtant la moins défavorable à l'heure actuelle. En effet, l'activité de régie et de petits forfaits ne peut survivre dans le cadre d'EDS et HP, dont les structures lourdes, rigides et coûteuses finiront par l'étouffer. Ce phénomène risque même d'être accéléré par la crise actuelle.
Concrètement, les prévisions reposent sur une baisse temporaire du chiffre d'affaires, crise oblige, puis une croissance organique couplée à une croissance externe sur opportunités. L'inconnue principale est bien la profondeur et la durée de la crise, qui pourrait amener Effitic jusqu'à la faillite. EDS ne pouvait choisir de pire moment !
Les futurs dirigeants ont montré aux élus des signes positifs : simplification des processus à tous les étages, élargissement de la clientèle (PME), investissements dans la formation des salariés, dans le commerce. EDS fait aussi le petit effort d'accepter le portage des contrats et référencements quand les clients ne voudront pas traiter avec Effitic, ainsi qu'une faible garantie de chiffre d'affaires (...).
La croissance externe est une nécessité sur Lyon. Reste que les financements ne sont pas là à l'heure actuelle.
Le CE entend son expert-comptable dont la conclusion s'agissant des prévisions de résultats et de financement, est que l'opération lui paraît viable.
Les élus craignent une pression importante sur les salariés : déplacements, missions peu valorisantes, délais de livraison... comme dans beaucoup de SSII équivalentes. Pourtant, le futur PDG a voulu se montrer rassurant : intérêt des missions, déplacements mesurés, un haut niveau de formation, un suivi précis des salariés par une DRH efficace. Ils auront à aller chercher la confiance des salariés fortement émoussée par l'aventure EDS.
Le CE prend note de l'engagement des dirigeants d'Effitic de ne réduire l'effectif transféré sur aucun site et de gérer les difficultés par la croissance et les embauches.
Une consultation bâclée
Réunions à un rythme insoutenable, documents envoyés au dernier moment, bâclés quand ils ne comportent pas des informations erronées, multiples consultations simultanées (sur avril, 8 consultations, 4 mineures, 1 importante - baisse des salaires - et 3 majeures - 600 salariés externalisés, et 600 internalisés), aucune information des responsables hiérarchiques et des clients des élus, voilà le contexte dans lequel s'est déroulée cette consultation.
De ce fait, les élus n'ont pas pu balayer toutes les conséquences possibles de cette opération. »


Le syndicat SUD considère qu'à travers cette cession, comme à travers  la cession de l'établissement d'Aix-en-Provence (Services et D3SP-logiciel Artemis), la direction d'EDS se débarrasse d'activités auxquelles elles a sciemment refusé de donner les moyens de vivre et de se développer, ou qu'elle a confiées à des responsables locaux qui les ont fait péricliter.

Encore une fois, ce sont les salariés qui risquent de payer les pots cassés (dégradation du statut social, risques sur l'emploi à court terme).

30 avril 2009


* Effitic est la société créées de toutes pièces pour reprendre ces activités.

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En privé, les dirigeants d'HP et EDS France le reconnaissent : le rachat d'Answare par EDS en 2002 était une erreur. La volonté de développer l'activité dans les services applicatifs n'a jamais été soutenue par la direction mondiale d'EDS ("La Corp").

EDS a engrangé quelques dizaines de millions d'euros d'Alcatel (ancien actionnaire d'Answare), mais n'a rien fait pour développer les activités reprises. Rapidement, le "modèle" s'est transformé en "repoussoir".

Aujourd'hui, ce sont 600 salariés qui risquent de faire les frais de ces errements stratégiques. EDS s'apprête à céder l'essentiel des activités d'Answare. Sans garanties sur l'emploi, le projet industriel ou le statut social.

EDS et les repreneurs potentiels vont devoir se montrer très convaincants pour emporter l'adhésion des salariés ! Même si dans leur majorité ils ne voient pas forcément d'un mauvais oeil la perspective de quitter EDS...
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L'annonce a été faite devant le CE du 24 mars : EDS a trouvé un repreneur pour la plus grande partie de ses services applicatifs. Une société serait créée pour cette opération, avec l'encadrement de la SSII Prologue et l'appui d'un fonds d'investissement privé.

Ce sont au final plus de 500 salariés qui quitteraient EDS, en provenance des agences de Nantes, Rennes, Brest, Lyon, Toulouse et d'une partie des entittés parisiennes. Les activités applicatives demeurant au sein d'EDS sont la TMA, ainsi que les affaires liées à des contrats d'outsourcing, ou gérées en dehors de la France.

Pour l'essentiel, les salariés concernés proviennent de la SSII Answare, achetée par EDS à Alcatel en 2002. L'activité d'Answare n'a jamais réellement intéressé EDS, qui s'en débarrasse aujourd'hui. Comme elle s'était débarrasssée, quelques années plus tôt, de GFI qu'elle avait rachetée pour développer sa présence dans les services applicatifs.

Le rachat d'EDS par HP en août dernier n'a pas rien changé puisque HP se montre encore moins intéressé qu'EDS par les services applicatifs, en dehors de ce qui touche à la gestion des infrastructures.

En somme, pour EDS, l'histoire bégaie, les leçons du passé ne sont jamais retenues, et ce sont toujours les salariés qui sont les dindons de la farce.

Une autre cession est projetée, celle qui tourne autour du logiciel Artemis (gestion de l'alerte pour les pompiers), basée à Aix-en-Provence. Dans ce cas, la reprise serait faite par une société déjà présente dans le même secteur.

La consultation du CE ne fait que commencer sur ces deux projets, et les questions risquent d'être nombreuses sur l'avenir des salariés et des activités concernées.
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Le succès du cortège intersyndical EDS - HP - IBM le 29 lanvier à Paris a motivé de nouveaux participants. Ce 19 mars, ce sont sept organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, Solidaires-SUD, Unsa) qui appelaient les salariés des mêmes entreprises, rejoints par ceux de Bull et Ilog.

Une nouvelle mobilisation, de plus grande ampleur que le 29 janvier, qui constituera un point d'appui pour les actions dans les entreprises, contre les multiples attaques venant de patrons qui aimeraient profiter de la crise pour affaiblir durablement les salariés, s'en prendre à leurs statuts, leurs salaires et ainsi restaurer leurs taux de profit.

>>> Nos photos de la manif


Reportages sur cette journée :

LeMagIT - La manifestation parisienne en images : les informaticiens font banderole commune

LeMagIT - Manifestation : l'incompréhension grandit entre les cadres et les dirigeants de l'IT

LeMagIT - Les salariés IT redescendent dans les rues de province

Le Monde - Colères de cadres dans le cortège parisien (chouette vidéo !)

Manifestation du 19 mars : une mobilisation sans précédent dans l'IT
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Le 19 mars : HP et EDS en grève !

Le 29 janvier, les salariés HP et EDS se sont mobilisés comme rarement ! Cela a bien été noté par la presse et … par nos dirigeants. Depuis, les dernières annonces ne font qu’ajouter de nouvelles raisons de se bouger tous ensemble !

Par la grève et / ou la participation aux manifestations, nous avons exprimé nos préoccupations concernant nos emplois, nos salaires, bref : notre avenir.

Le 18 février, Mark Hurd, PDG de HP, annonce sa volonté de réduire les salaires de l’ensemble des employés et cadres du groupe.

Le 9 mars, Joe Eazor, vice-président d’EDS, annonce l’arrêt des formations, le départ des sous-traitants, la réduction générale des coûts (déplacements, achats…).

Après les dizaines de milliards de dollars de profits engrangés sur les derniers exercices et de dividendes versés aux actionnaires, ils osent venir demander aux salariés de payer l’addition !

Désolés, nous ne sommes pas des moutons !

Le 19 mars, nous leur dirons : NON !


... dernière minute ... dernière minute ... dernière minute ...

EDS France va proposer des baisses de salaire à tous ses employés : 5 % pour les cadres, 2,5 % pour les ETAM. Des avenants aux contrats de travail seront envoyés à chaque salarié. En cas d'acceptation ou d'absence de réponse, le salaire sera diminué. En cas de refus, EDS assure qu'il n'y aura pas de conséquence.

Rappel : un refus de baisse de salaire ne peut pas constituer un motif de licenciement.

Une raison de plus pour leur dire NON !

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De mémoire d'informaticien, on se souvient pas d'avoir vu une telle moblisation, avec grèves et manifestations.

A Paris, un cortège intersyndical commun HP - EDS - IBM était organisé pour la première fois.

Les salariés menacés de suppressions d'emplois, aux salaires bloqués, aux horaires extensibles, avaient en effet toutes les raisons pour se jondre à la journée de mobilisation nationale et interprofessionnelle du 29 janvier.

C'est l'expression d'un ras l'bol dont les directions d'entreprises feraient bien de tenir compte pour la suite des choses.
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La direction d'EDS France a annoncé en CE, jeudi 20 novembre, son intention de procéder à la cession de "tout ou partie" de ses activités dans les domaines applicatifs.

Ces activités font partie des domaines qui n'intéressent pas HP, qui souhaite donc s'en défaire.

En clair ça représente à peu près le périmètre ex-Answare et un peu plus : toute l'assistance technique en Ile-de-France et en régions, la billettique et D3SP (Artemis). Soit, selon les estimations, 700 à 850 personnes.

Des sociétés susceptibles d'être intéressées vont être contactées. D'ores et déjà, certaines ont pris l'initiative d'appeler EDS pour se renseigner.

En gros, la direction actuelle accuse la direction précédente de tous les maux : offre trop large pour l'effectif, action commerciale inefficace, mauvaises opérations de reprises... On croirait entendre le discours tenu par les représentants du personnel depuis des années, mais que personne n'a jamais voulu entendre.

Et le discours que nous tenons aujourd'hui (nécessité de faire évoluer l'ensemble de la société et du personnel en fonction de l'évolution de la stratégie) n'est pas plus entendu. On nous répète que les choix stratégiques de l'entreprise relèvent des seuls actionnaires, et que les salariés n'ont pas leur mot à dire sur le sujet. Rien que du banal...

On peut évidemment penser que si les représentants du personnel ont été informés, c'est que une ou des pistes sérieuses existent pour la reprise de ces activités. Le risque est qu'encore un peu de "ménage" soit fait avant la vente, pour rendre l'affaire plus alléchante...

Nous avons réaffirmé en CE que si cette cession devait avoir lieu, il fallait privilégier une solution globale, quite à ce qu'elle soit moins "profitable" pour EDS-HP. C'est la direction d'EDS (passée ou actuelle) qui nous a placé dans cette situation, ce sont les errements de sa stratégie (on achète GFI, on vend GFI, on achète Answare, on vend Answare...) qui ont conduit la société dans l'impasse. Ce n'est pas aux salariés, qui n'ont jamais eu leur mot à dire, de payer les pots cassés !

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Intersyndicale HP – EDS

CFDT, CFE-CGC, CFDT, CGT, CGT-FO, SUD

 

Communiqué

 

Issy-les-Moulineaux, le 14 novembre 2008 - Hier jeudi 13 novembre s'est tenue, à l'appel de deux organisations syndicales européennes (FEM : Fédération Européenne de la Métallurgie) et UNI (Union Network International),  une manifestation historique en Europe, qui a réuni les salariés d'HP et EDS pour protester contre les destructions d'emplois, les fermetures de sites, le rabotage des salaires et avantages sociaux.  En France, six syndicats appelaient les salariés à manifester devant les sites HP et EDS. Ces manifestations ont rencontré un succès exceptionnel. La Direction ne peut pas rester sans répondre aux interrogations légitimes des manifestants confrontés à une stratégie illisible.

 

Partout, en Europe, la mobilisation a connu un succès équivalent. Le tract européen a été diffusé à Cupertino, où il a reçu un excellent accueil de nos collègues américains.

 

Une participation exceptionnelle de 2 000 salariés !

Un tiers des salariés du groupe HP-EDS ont rejoint les différentes manifestations, une participation très importante pour une population à forte proportion de cadres, de vendeurs et de salariés mobiles, qui exprime clairement le rejet des projets de la Direction :


Grenoble/IDA :          600

Issy :                        500

Les Ulis :                   300 

Nanterre :                  200

Nice/Sophia :             150 

Toulouse/Bordeaux :    60

Nantes :                      60

Brest   :                      60

Strasbourg :                45

Fussy :                        40

Aix :                           30

Lyon EDS :                  25

Rennes :                     20

Le Havre :                   10

 
Fortes de cette mobilisation, les organisations syndicales abordent avec détermination les rendez-vous qui les attendent, et en particulier ceux qui porteront sur les modalités de la fusion juridique entre HP et EDS en France, et ses conséquences sur les effectifs et le statut social collectif :

-          réunions des Comités d'Entreprise HP-F et HP-CCF la semaine prochaine ;

-          réunion du Comité d'Entreprise EDS le 20 novembre.

 

Les représentants des salariés demandent que la Direction française :

-          renonce aux suppressions d'emplois injustifiées ;

-          renonce à ses projets de fermeture de sites ;

-          harmonise vers le haut les statuts collectifs ;

-          explicite sa stratégie.

 

Les mêmes exigences seront portées lors du CE Européen les 25 et 26 novembre.

Par ailleurs les organisations syndicales européennes FEM et UNI se réuniront fin novembre pour discuter de la suite à donner au mouvement social chez HP et EDS.


Les photos de la journée : http://www.sudeds.com/article-24753085.html


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