Dossier Langue française

undefinedPouvoir travailler dans la langue offcielle du pays dans lequel on est employé, cela devrait être une évidence !

Mais de nombreuses entreprises refusent ce droit à leurs salariés, créant par là une nouvelle discrimination dans l'accès à l'information.

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Nextiraone : la direction condamnée à traduire

Un nouveau procès, engagé par des salariés pour l'emploi de la langue française dans leur entreprise, a été gagné. Il opposait le comité central d'entreprise et le syndicat CGT à la direction de NEXTIRAONE FRANCE, entreprise située à Saint-Denis (93).

Par jugement du 6 mai 2008, le Tribunal de grande instance de Paris a condamné la société NEXTIRAONE :
- à faire traduire avant le 1er octobre 2008, sous astreinte de 5 000 euros par jour de retard, les logiciels et documents utilisés dans le cadre d'un dispositif de gestion dénommé Saphire,
- à verser la somme de 3 000 euros au comité d'entreprise et au syndicat CGT.

Bravo aux salariés qui se sont battus avec succès pour la langue française.

Parlez-nous français !

Nous recevons plusieurs fois par semaines des mails en langue anglaise, provenant de différentes structures EDS. La plupart d’entre nous détruit ces messages immédiatement, certains les classent sans les lire, peut-être y en a-t-il même qui les lisent…

Du fait, il se crée une inégalité entre les salariés qui peuvent prendre connaissance de certaines informations, et ceux qui ne le peuvent pas.

Nous avons donc décidé de nous renseigner sur le cadre juridique et d’agir pour faire changer les pratiques de la direction d’EDS (...).



A GEMS, travailler dans la langue de son choix est maintenant possible

Janvier 2008. Communiqué de la section CGT-GEMS

1998 : première revendication - 2008 : épilogue

10 ans, c’est ce qu’il a fallu pour arriver à un accord définissant l’emploi de la langue française à GEMS.

En 1998, les délégués du personnel dénonçaient une nouvelle forme de discrimination envers certains salariés, créée par l’usage abusif de l’anglais (messages, documents de travail, logiciels...). Cette discrimination touchait les moins qualifiés et les plus anciens parmi les salariés de l’entreprise et ne pouvait laisser la CGT indifférente.

Devant le refus persistant de la direction de prendre en compte cette revendication, une action en justice a été menée à l’initiative de la CGT qui a été le seul syndicat à s’engager dans cette action, suivi par le CE et les CHSCT.
La justice, par deux fois nous a donné raison (en 1ère instance et en appel) et a lourdement condamné la direction (astreinte financière, obligation de traduction, de mise à disposition des logiciels en français, etc.)
Après s’être pourvue en cassation, la direction a convoqué les organisations syndicales à la table des négociations (mai 2006). Un an et demi de négociations ont permis d’arriver à un accord et donc au retrait du pourvoi en cassation (...).





Rencontres syndicales :

" Français et plurilinguisme à l’entreprise "

Montreuil

Vendredi 1er juin 2007


Intervention SUD-CGC-CGT d'EDS France

Jean-Paul Garagnon, délégué syndical SUD et élu CE était invité à témoigner lors des rencontres syndicales "Français et plurilinguisme à l'entreprise". Il est intervenu au nom des syndicats SUD, CGC et CGT d'EDS France.

Résumé - Cette question du plurilinguisme à l'entreprise nous semble digne d'être d'avantage traitée par nos organisations, pour plusieurs raisons :

  1. 1. les pratiques d'EDS constituent une discrimination permanente entre salariés dans l'accès à l'information et à la formation ;
  2.  
  3. 2. ce n'est pas pour rien que la loi fait obligation de l'utilisation du français pour tout ce qui concerne en particulier des consignes à respecter, ou des travaux à exécuter ;
  4.  
  5. 3. la pratique d'un mauvais anglais au détriment du français contribue à un appauvrissement culturel des salariés ;
  6.  
  7. 4. la volonté d'imposer l'anglais comme "langue unique" accompagne la bataille idéologique tendant à imposer le libre-échange comme "système unique" dans les échanges, ou l'externalisation comme un passage obligé ; et on pourrait citer bien d'autres exemples.

C'est pourquoi quelques élus insistent régulièrement sur cette question. Les récents succès remportés dans d'autres entreprises montrent qu'il est possible sur ce terrain aussi de faire respecter les droits des salariés (...).



Rencontres syndicales :

" Français et plurilinguisme à l’entreprise "

Montreuil

Vendredi 1er juin 2007



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