EDS France veut négocier des mesures individuelles sans justifier du bien fondé économique de son plan !
RECETTE
Comment se débarrasser de salariés dont on ne veut plus ?
1. Lancer un plan social !
Problèmes : pas de motif économique, un plan de guingois ? Ce n’est pas grave, soutenez que c’est faux et reculez quand c’est nécessaire (exemple : réunions de CE suspendues en cherchant
toujours désespérément un argument économique …)
2. Faire de la prime au départ : l’appât du gain !
Ca fonctionne forcément, c’est humain. Certains salariés savent qu’ils trouveront facilement un reclassement ailleurs et font la queue dans les bureaux de la direction pour partir en empochant
l’aubaine.
3. Générer la peur !
Facile à propager, ça se développe très vite quand les objectifs de la société restent flous. Certains salariés ont peur et se taisent. Ce sont souvent les mêmes qui auront le plus de mal à se
construire un avenir. Ils souffrent tellement qu’ils préfèrent très vite partir avec de l’argent, pour mettre un terme à cette pression.
4. Maintenir l’indifférence et le chacun pour soi !
Une bonne partie des salariés non visés aujourd’hui se voit confortés par leur manager direct, qui leur garantit un avenir radieux et affirme sans preuve qu’ils seront épargnés. Ces salariés
vont travailler sans participer à aucun mouvement de protestation, pensant que présenter un profil bas et accepter toutes les sujétions assurera leur poste.
Loin du discours lénifiant de notre direction, où en est-on exactement sur le PSE ?
Depuis l’annonce du projet de fermetures des sites de Lingolsheim, Freyming et Villeneuve d’Ascq, nos syndicats contestent la légitimité du
plan social et dénoncent l’absence de réelle justification économique. C’est pourquoi, dans un premier temps, nous n’avons pas discuté des mesures d’accompagnement et de reclassement mais avons
préféré centrer nos efforts et nos actions sur l’arrêt du plan social.
L’efficacité de cette attitude a été confirmée par le premier recul de la direction : avant toute discussion sur le sujet, elle a revu à la hausse les mesures proposées (+ 50 %). C’est le
résultat de votre mobilisation et de notre fermeté.
Nous sommes bien conscients du malaise des salariés car nous le partageons. Mais nous pensons que notre position est celle qui garantit au mieux l’avenir de tous salariés.
Nous sommes conscients du temps qui passe, qui semble très –trop- long aux salariés les plus proches du gouffre.
Mais c’est la solidarité qui paiera entre tous, car tout le monde est concerné, tout le monde est menacé !
Le 10 juin 2008
Les dernières réponses apportées par la direction lors du CE du 3
juin sont de plus en plus contradictoires :

Signez la pétiton contre le PSE
EDS : halte à la casse
Parallèlement au plan social prévu dans le nord et l’est, des entretiens de licenciement ont lieu chaque semaine à Nanterre.
Visiblement la réduction d’effectif souhaitée par la direction est d’une ampleur bien supérieure à ce qu’elle annonce officiellement et ne se limitera pas à trois sites.
Les fermetures de Villeneuve-d’Ascq, Freyming-Merlebach et Lingolsheim ne sont pas justifiées.
Nous salariés d’EDS refusons de payer la succession d’erreur stratégiques et sommons la direction de renoncer aux suppressions de postes.
En effet, le maintien de l’employabilité des collaborateurs en adéquation avec la stratégie de l’entreprise est une responsabilité de chef d’entreprise et tous les moyens n’ont pas été mis en œuvre notamment en termes de formation et d’activité commerciale.
De plus, suite au rachat d’EDS par HP, le modèle économique sera reconsidéré ainsi que ses déclinaisons régionales.
Les implantations d’HP et d’EDS en France pourraient se compléter et permettre d’atteindre les tailles critiques nécessaires au développement des affaires en région.
Face à ce constat et à cette hypothèse, il nous semble urgent de stopper toute décision de fermeture de site.
Salariés d'EDS : imprimez, signez la pétition et envoyez là :
- par scan à info@sudeds.com
- par courrier à SUD EDS - 4 av Pablo Picasso - 92024 NANTERRE

EDS : journée morte
Mardi 3 juin 2008
Non aux suppressions d’emplois,
actuelles et à venir !

500 salariés dans l’action le 20 mai
80 emplois sont directement menacés, mais des centaines de salariés ont compris que ce n’était qu’un début (continuons les dégâts…)
La première grève nationale de l’histoire d’EDS France a été une journée exceptionnelle. Plus de 200 personnes ont manifesté au siège de Nanterre, venues des trois sites menacés de fermeture, mais aussi d’Ile-de-France, Fussy, Tours, Le Blanc-Mesnil… D’autres actions ont eu lieu dans toute la France.
Après le rachat par HP, EDS doit revoir sa copie !
Comment peut-on fermer des sites et jeter des dizaines de salariés à la rue, alors qu’on ne sait rien de ce que sera la future entité HP-EDS France ?
La direction fait la sourde oreille à notre demande légitime : suspendre le plan social dans l’attente de la prise en compte des éléments nouveaux induits par le rachat par HP.
Le CE a adopté une motion montrant le caractère totalement « bidon » de ce plan.
Mais le mépris de cette « direction » est sans limite : elle veut fermer des sites sans aucune justification, elle veut jeter à la rue des salariés comme des malpropres !
Ces gens-là craignent la mobilisation des salariés. Ils commencent à changer de ton.
Pour qu’ils entendent mieux et plus vite, il faut crier plus fort ! Nous ne nous laisserons pas manger l’un après l’autre !
Mardi 3 juin, montrons ce qui risque d’arriver à EDS : une société morte !
Grève, RTT, récupération, congé :
choisissez votre modalité et participez à la Journée morte !
>>> La version PDF du tract avec motion du CE au verso



Suite au rachat d’EDS par HP :
Tous en GREVE le 20 mai pour stopper le plan social
Hier 13 mai 2008, nous avons appris qu’EDS a été racheté par HP.
Personne à l’heure actuelle ne peut dire si ces changements seront bénéfiques ou néfastes pour les salariés, pas plus vos syndicats que la direction d’EDS France.
Par contre ce qu’il y a de sûr, c’est que poursuivre un PSE qui repose sur des données obsolètes est une ineptie :
- Comment justifier des fermetures des sites de Freyming, Lingolsheim et
Villeneuve d’Ascq sans connaître la future organisation ?
- Pourquoi licencier des salariés sans avoir la moindre idée sur les besoins dans les années à venir ?
- Comment supprimer des postes chez APPS alors que le directeur vient de démissionner, et qu’il serait remplacé par 3 personnes qui n’ont pas la connaissance des dossiers ?
Chronique d’une mort annoncée.
La fermeture de 3 sites en annonce d’autres. En s’entêtant à appliquer son modèle coûte que coûte (production de services informatiques externalisés pour de très grands clients) nos dirigeants sabotent ce qui marche. A moyen terme, c’est l’ensemble des sites de province qui risque de disparaître et bon nombre d’emplois en Ile de France.
Contre les fermetures de sites :
Pour une relance de l’activité commerciale et de la formation
Nous appelons tous les salariés à faire GREVE mardi 20 mai et à s’associer à toute action locale.
Si nous n’agissons pas aujourd’hui, demain il sera trop tard.
Tous à Nanterre le 20 mai à 9h 30