Plan social EDS France 2008

Plan social EDS : le compte n’est toujours pas bon !Le plan prévoyant la fermeture de trois sites EDS, avec 76 suppressions d’emploi à la clé, continue son chemin malgré les bégaiements de la procédure. Les réunions s’enchainent, sont suspendues, reportées, annulées…

La direction souhaitait en venir rapidement à la discussion sur les conditions de départ. Le CE a pour sa part persévéré dans sa contestation de la justification économique de ce plan social. Face à cette attitude, et à la mobilisation des salariés concernés, la direction a revu d’elle-même ses propositions initiales à la hausse(
...)

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EDS France veut négocier des mesures individuelles sans justifier du bien fondé économique de son plan !


RECETTE

Comment se débarrasser de salariés dont on ne veut plus ?


1. Lancer un plan social !
Problèmes : pas de motif économique, un plan de guingois ? Ce n’est pas grave, soutenez que c’est faux et reculez quand c’est nécessaire (exemple : réunions de CE suspendues en cherchant toujours désespérément un argument économique …)

2. Faire de la prime au départ : l’appât du gain !
Ca fonctionne forcément, c’est humain. Certains salariés savent qu’ils trouveront facilement un reclassement ailleurs et font la queue dans les bureaux de la direction pour partir en empochant l’aubaine.

3. Générer la peur !
Facile à propager, ça se développe très vite quand les objectifs de la société restent flous. Certains salariés ont peur et se taisent. Ce sont souvent les mêmes qui auront le plus de mal à se construire un avenir. Ils souffrent tellement qu’ils préfèrent très vite partir avec de l’argent, pour mettre un terme à cette pression.

4. Maintenir l’indifférence et le chacun pour soi !
Une bonne partie des salariés non visés aujourd’hui se voit confortés par leur manager direct, qui leur garantit un avenir radieux et affirme sans preuve qu’ils seront épargnés. Ces salariés vont travailler sans participer à aucun mouvement de protestation, pensant que présenter un profil bas et accepter toutes les sujétions assurera leur poste.


Loin du discours lénifiant de notre direction, où en est-on exactement sur le PSE ?

Depuis l’annonce du projet de fermetures des sites de Lingolsheim, Freyming et Villeneuve d’Ascq, nos syndicats contestent la légitimité du plan social et dénoncent l’absence de réelle justification économique. C’est pourquoi, dans un premier temps, nous n’avons pas discuté des mesures d’accompagnement et de reclassement mais avons préféré centrer nos efforts et nos actions sur l’arrêt du plan social.

L’efficacité de cette attitude a été confirmée par le premier recul de la direction : avant toute discussion sur le sujet, elle a revu à la hausse les mesures proposées (+ 50 %). C’est le résultat de votre mobilisation et de notre fermeté.
 
Nous sommes bien conscients du malaise des salariés car nous le partageons. Mais nous pensons que notre position est celle qui garantit au mieux l’avenir de tous salariés.
Nous sommes conscients du temps qui passe, qui semble très –trop- long aux salariés les plus proches du gouffre.

Mais c’est la solidarité qui paiera entre tous, car tout le monde est concerné, tout le monde est menacé !


Le 10 juin 2008







Plan social EDS : le CE va saisir la justice

Le plan prévoyant la fermeture de trois sites EDS n'a pas de justification économique : nous le répétons depuis plus d'un mois (voir déclaration SUD au CE du 23 avril et motion du CE du 20 mai).

Les dernières réponses apportées par la direction lors du CE du 3 juin sont de plus en plus contradictoires :
- oui, nous fermons les sites, mais il y aura toujours des salariés EDS qui travailleront dans les locaux concernés ;
- non, les autres sites ne sont pas menacés, mais certains ne correspondent pas au modèle sur lequel nous voulons nous recentrer ;
- l'avenir des sites de province passe par l'apport d'activités nationales, mais nous voulons fermer trois sites parce qu'ils n'ont pas assez d'activité locale...
- etc, etc.

Les pistes alternatives proposées par le CE ont été rejetées d'un revers de main (développer le commerce local, céder des contrats à d'autres sociétés et y transférer les salariés au lieu de les licencier, développer le travail à distance depuis les sites menacés comme cela existe déjà
partiellement).

Nous n'accordons aucune confiance aux engagements de la direction : les dirigeants et les orientations changent à une allure tellement rapide qu'aucune stratégie (quelle qu'en soit la pertinence) ne dure plus de deux ans.

Le rachat d'EDS par HP sera effectif d'ici à quelques semaines. Dans ce contexte, nous disons que toute décision stratégique comme la fermeture de trois sites historiques d'EDS doit être suspendue et réexaminée dans le cadre HP-EDS.

Le CE a adopté le 3 juin une nouvelle motion concluant à la nécessité de poursuivre la discussion sur ce projet de fermeture. Face au refus de la direction, le CE a décidé de saisir la justice.

La direction ne souhaite qu'une chose : en finir au plus vite ! Elle a décidé que la consultation sur le bien-fondé de son plan était terminée, elle veut régler la question des mesures de reclassement et d'accompagnement, pour pouvoir envoyer les lettres de licenciement le 4 juillet.

Au passage, elle a dégaîné son arme fatale en la personne du Président, M. Meston. Celui-ci n'a pas daigné mettre un pied en CE depuis des mois : ni pour détailler l'orientation d'EDS, ni pour tenter de justifier le projet de fermetures de sites, ni pour parler du rachat par HP. Par contre,
il joue la division et propose aux syndicats de négocier un accord d'entreprise sur les mesures sociales accompagnant les plans sociaux. Ah bon ? C'est qu'il en prévoit donc d'autres ?

A noter qu'au cours d'une suspension de séance, une délégation de salariés des sites menacés est intervenue pour demander une nouvelle fois l'arrêt de ce plan social. Avec les représentants de tous les autres sites, ils ont remis une pétition en ce sens, rassemblant plusieurs centaines de signatures de salarié(e)s.


Le 4 juin 2008



 




Signez la pétiton contre le PSE


EDS : halte à la casse


 

Parallèlement au plan social prévu dans le nord et l’est, des entretiens de licenciement ont lieu chaque semaine à Nanterre.

 

Visiblement la réduction d’effectif souhaitée par la direction est d’une ampleur bien supérieure à ce qu’elle annonce officiellement et ne se limitera pas à trois sites.

Les fermetures de Villeneuve-d’Ascq, Freyming-Merlebach et Lingolsheim ne sont pas justifiées.

 

Nous salariés d’EDS refusons de payer la succession d’erreur stratégiques et sommons la direction de renoncer aux suppressions de postes.

 

En effet, le maintien de l’employabilité des collaborateurs en adéquation avec la stratégie de l’entreprise est une responsabilité de chef d’entreprise et tous les moyens n’ont pas été mis en œuvre notamment en termes de formation et d’activité commerciale.

 

De plus, suite au rachat d’EDS par HP, le modèle économique sera reconsidéré ainsi que ses déclinaisons régionales.

Les implantations d’HP et d’EDS en France pourraient se compléter et permettre d’atteindre les tailles critiques nécessaires au développement des affaires en région.

 

Face à ce constat et à cette hypothèse, il nous semble urgent de stopper toute décision de fermeture de site.


>>> Pétition en PDF


Salariés d'EDS : imprimez, signez la pétition et envoyez là :

- par scan à info@sudeds.com

- par courrier à SUD EDS - 4 av Pablo Picasso - 92024 NANTERRE

 


 




EDS : journée morte

Mardi 3 juin 2008

Non aux suppressions d’emplois,
 actuelles et à venir !


500 salariés dans l’action le 20 mai

80 emplois sont directement menacés, mais des centaines de salariés ont compris que ce n’était qu’un début (continuons les dégâts…)


La première grève nationale de l’histoire d’EDS France a été une journée exceptionnelle. Plus de 200 personnes ont manifesté au siège de Nanterre, venues des trois sites menacés de fermeture, mais aussi d’Ile-de-France, Fussy, Tours, Le Blanc-Mesnil… D’autres actions ont eu lieu dans toute la France.

 

Après le rachat par HP, EDS doit revoir sa copie !

Comment peut-on fermer des sites et jeter des dizaines de salariés à la rue, alors qu’on ne sait rien de ce que sera la future entité HP-EDS France ?


La direction fait la sourde oreille à notre demande légitime : suspendre le plan social dans l’attente de la prise en compte des éléments nouveaux induits par le rachat par HP.


Le CE a adopté une motion montrant le caractère totalement « bidon » de ce plan.


Mais le mépris de cette « direction » est sans limite : elle veut fermer des sites sans aucune justification, elle veut jeter à la rue des salariés comme des malpropres !


Ces gens-là craignent la mobilisation des salariés. Ils commencent à changer de ton.


Pour qu’ils entendent mieux et plus vite, il faut crier plus fort ! Nous ne nous laisserons pas manger l’un après l’autre !


Mardi 3 juin, montrons ce qui risque d’arriver à EDS : une société morte !


Grève, RTT, récupération, congé :

choisissez votre modalité et participez à la Journée morte !


>>> La version PDF du tract avec motion du CE au verso

 



Une délégation de salariés HP est venue soutenir les grèvistes d'EDS le 20 mai

Plusieurs élus et représe ntants syndicaux d'HP sont venus à Nanterre le 20 mai. Ils souhaitaient apporter leur soutien aux salariés d'EDS France en grève contre les fermetures de sites.


Motion du CE EDS France du 20 mai 2008

Au terme de ces échanges, les élus estiment que plusieurs points nécessitent des compléments et des précisions.

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EDS en grève le 20 mai

Communiqué de presse

Nanterre, le 20 mai 2008, 09 H 00
- La grève de ce jour, à l'appel de tous les syndicats d'EDS France (CFDT, CGC, CFTC, SUD, CGT, FO) est dirigée contre les fermetures de sites et les suppressions d'emplois.

Trois sites (Lingolsheim, Freyming, Villeneuve d'Ascq) sont menacés aujourd'hui. Mais combien demain ? Le rachat d'EDS par HP risque d'être précédé par un grand "ménage" parmi les activités d'EDS, et suivi d'un autre quand HP aura fixé la nouvelle stratégie.

Le tout sera aggravé par les délocalisations, essentiellement vers le Maroc, qui ont déjà commencé à faire disparaître des emplois en France.

Des délégations de plusieurs sites de province sont présentes aujourd'hui au siège de l'entreprise à Nanterre.





Suite au rachat d’EDS par HP :

 

Tous en GREVE le 20 mai pour stopper le plan social

 

Hier 13 mai 2008, nous avons appris qu’EDS a été racheté par HP.

 

Personne à l’heure actuelle ne peut dire si ces changements seront bénéfiques ou néfastes pour les salariés, pas plus vos syndicats que la direction d’EDS France.

 

Par contre ce qu’il y a de sûr, c’est que poursuivre un PSE qui repose sur des données obsolètes est une ineptie :

- Comment justifier des fermetures des sites de Freyming, Lingolsheim et Villeneuve d’Ascq sans connaître la future organisation ?

- Pourquoi licencier des salariés sans avoir la moindre idée sur les besoins dans les années à venir ?

- Comment supprimer des postes chez APPS alors que le directeur vient de démissionner, et qu’il serait remplacé par 3 personnes qui n’ont pas la connaissance des dossiers ?


Chronique d’une mort annoncée.

La fermeture de 3 sites en annonce d’autres. En s’entêtant à appliquer son modèle coûte que coûte (production de services informatiques externalisés pour de très grands clients) nos dirigeants sabotent ce qui marche. A moyen terme, c’est l’ensemble des sites de province qui risque de disparaître et bon nombre d’emplois en Ile de France.

 

Contre les fermetures de sites :
Pour une
relance de l’activité commerciale et de la formation

 

Nous appelons tous les salariés à faire GREVE mardi 20 mai et à s’associer à toute action locale.

 

Si nous n’agissons pas aujourd’hui, demain il sera trop tard.

 

Tous à Nanterre le 20 mai à 9h 30



 

Débrayages le 29 avril

Le débrayage prévu pour soutenir les
revendications salariales était programmé avant l'annonce du plan social.

Sur plusieurs sites, il a été l'occasion pour dénoncer les fermetures de sites, comme à Tours (photo).
























EDS veut fermer trois sites. 80 emplois menacés

La direction d'EDS France a annoncé son intention de fermer trois sites régionaux : Villeneuve d’Ascq,
Lingolsheim et Freyming Merlebach. Cela se traduirait par la suppression de 80 emplois.

EDS entend se recentrer sur son "modèle", la production de services informatiques externalisés pour de très grands clients".

Même si cette stratégie s'avère un échec depuis des années, même si les activités qui marchent bien sont en dehors de ce "modèle".

EDS mise essentiellement sur trois axes :

- la concentration de ses sites de production (ce qui laisse prévoir de nouvelles fermetures à venir) ;

- l'industrialisation de ses processus (en imposant les outils du groupe, inadaptés au volume des contrats traités en France) ;

- la délocalisation de grandes parties de l'activité vers des centres offshore, à commencer par le Maroc (avec toutes les suppressions d'emploi qu'entraînera cette stratégie à court terme).

Les salariés n'entendent pas faire les frais des stratégies contradictoires menées en France depuis au moins dix ans : dès le 22 avril, veille du premier CE extraordinaire consacré à ce plan social, ils se sont mobilisés en débrayant sur les sites concernés.



Plus d'informations


Déclaration de SUD au CE EDS France du 23 avril 2008

Revue de presse

Mémoire : l'Association "Agir pour la défense de l'emploi à EDS" (ADEEDS), créée lors du plan social 2004

Lettre des employés de l'Est aux dirigeants d'EDS

Le blog de la CGT EDS France


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